Nous avons testé un des parcours du rallye !

Il y a quelques jours de cela, une équipe du projet Le français en partage a pu découvrir en temps réel et sur le terrain, un des parcours qui seront proposés aux participants du rallye. Le beau temps n’était pas au programme mais la bonne humeur, si !

Nous avons tiré quelques enseignements de cette simulation :

– Il ne faudra pas sous-estimer les timings : le planning sera serré pour que vous puissiez découvrir le maximum en une après-midi… Alors attention aux temps de pause !

– Veillez à bien lire tous les énoncés : chaque mot compte ! (Et les francophones ne sont pas toujours les plus attentifs..!)

– Il y aura parfois des doutes par rapport aux indices et aux énigmes soulevées… Pas de panique ! Vous aurez le droit (et même tout intérêt, parfois) de demander de l’aide aux habitants/commerçants.

Et maintenant, pour les petits malins/curieux qui se posent déjà des questions sur les énigmes à venir, quelques photos qui vous en dévoileront (sans doute) quelques bouts, en attendant le 20 octobre !

Même sous la pluie, une seule question nous obsède : quelles sont les réponses à l’énigme ?

Petite pause bavarde…


Suit-on la bonne direction ?


Et re-pause café… dans un lieu particulier !


Pas loin du but… mais on a quand même besoin d’un peu d’aide. Rien ne nous empêche de demander à des passants !

Participez avec vos anecdotes !

Sans jouer ni le mime ni le prof, les participants francophones au rallye du 20 octobre devront s’exprimer et se faire comprendre par ceux qui ne maîtrisent pas toutes les subtilités de la langue française.

Afin de sensibiliser à la pratique d’un français facile, l’équipe projet a l’intention de créer une vidéo composée de petits sketches rigolos qui montrent des interactions entre francophones et non – ou presque – francophones, où les acteurs sont protagonistes d’équivoques linguistiques, de difficultés d’explication ou compréhension. On ne souhaite pas faire une anthologie des fautes d’apprenants, ni une collection de conseils didactiques, mais un panoramique amusant sur les moyens les plus abordables (vocabulaire, débit, gestuelle, etc.) pour communiquer et se faire comprendre avec des non-francophones.

Participez avec vos anecdotes ! Envoyez-nous un ou plusieurs très bref récit/s (quelques lignes), d’une interaction que vous avez eue avec un non-francophone, où vous avez un peu « galéré » pour vous faire comprendre : des petites anecdotes – évidemment anonymes – qu’on pourrait représenter dans les scénettes de la vidéo.

Qui était Etienne Dolet ?

Timbre Etienne DoletVous connaissez sans doute la rue Etienne Dolet, au pied de l’église Notre-Dame de la Croix, du côté de Ménilmontant. Mais savez-vous qui était Etienne Dolet ?

Etienne Dolet (1509 – 1546) est un écrivain, poète, imprimeur, humaniste et philologue français de la Renaissance, qui sera étranglé puis brûlé avec ses livres sur un bûcher dressé Place Maubert. Il est considéré à ce titre et en raison de la nature de ses écrits comme un symbole de la libre pensée.

Ce qu’on connait moins, c’est son oeuvre de philologue. Il a rédigé un Manière de bien traduire d’une langue en l’autre (disponible sur le site Gallica) qui constitue le seul programme formel sur la traduction de la Renaissance en France. C’est lui  qui, en 1540, forge les mots « traducteur » et « traduction » en français.

Voici quelques règles qu’il énonça au XVIe s pour bien traduire et qui nous rendent ce personnage furieusement actuel à l’ère des grandes mobilités.

La maniere de bien traduire d’une langue en autre, requiert principallement cinq choses.

En premier lieu, il fault que le traducteur entende parfaictement le sens et matiere de l’autheur qu’il traduict ; car par ceste intellignece il ne sera jamais obscur en sa traduction : et si l’autheur lequel il traduict est aucunement scabreux, il le pourra rendre facile et du tout intelligible. […]

La seconde chose qui est requise en traduction, c’est que le traducteur ait parfaicte congnoissance de la langue de l’autheur qu’il traduict : et soit pareillement excellent en la langue en laquelle il se mect à traduire. Par ainsi il ne violera, et n’amoindrira la majesté de l’une et l’autre langue.  […]

Le tiers poinct est qu’en traduisant il ne se fault pas asservir jusques à la que l’on rende mot pour mot. Et si aucun le faict, cela luy procede de pauvreté et deffault d’esprit. Car, s’il a les qualitez dessusdictes (les quelles il est besoing estre en un bon traducteur), sans avoir esgard à l’ordre des mots, il s’arrestera aux sentences, et faira en sorte que l’intention de l’autheur sera epxrimée, gardant curieusement la proprieté de l’une et l’autre langue. […]

La quatriesme reigle que je veulx bailler en cest endroict, est plus a observer en langues non reduictes en art, qu’en autres. J’appelle langues non reduictes encores en art certain et repceu : comme est la Francoyse, l’italienne, l’Hespaignole, celle d’Allemaigne, d’Angleterre, et autres vulgaires. S’il advient doncques que tu traduises quelque livre Latin en icelles, mesmement en la Francoyse, il te fault garder d’usurper mots trop approchans du Latin, et peu usitez par le passé : mais contente toy du commun, sans innover aucunes dictions follement, et par curiosité reprehensible. […]

Venons maintenant à la cinquiesme reigle que doibt observer un bon traducteur. La quelle est de si grand’vertu, que sans elle toute composition est lourde et mal plaisante. Mais qu’est ce qu’elle contient ? rien autre chose que l’observation des nombres oratoires : c’est asscavoir une liaison et assemblement des dictions avec telle doulceur, que non seulement l’ame s’en contente, mais aussi les oreilles en sont toutes ravies, et ne se faschent jamais d’une telle harmonie de langage.